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Les groupes Facebook de votre commune valent mieux que votre page

Les groupes Facebook de votre commune valent mieux que votre page
Votre page touche peu de monde. Le groupe « Fréjus entre nous » en touche des milliers, et vos clients y sont déjà.

Il y a une chose qu’on constate sur presque tous les dossiers locaux, et qui surprend toujours : la page Facebook d’un commerce touche quelques dizaines de personnes par publication, pendant qu’un groupe de la commune en touche plusieurs milliers.

Ces groupes portent toujours le même genre de nom : les habitants d’une commune, les bons plans du secteur, le troc et l’entraide, les parents de telle école, les nouveaux arrivants. Ils sont animés par des bénévoles, ils sont vivants toute l’année, et ils sont l’endroit où l’on demande une adresse quand on cherche un artisan ou un restaurant.

Autrement dit : c’est là que vos futurs clients posent la question à laquelle vous savez répondre.

Pourquoi ça marche mieux qu’une page

Parce qu’on n’y voit pas une entreprise qui parle d’elle, on y voit un habitant qui répond.

Une recommandation dans un groupe arrive avec la caution de celui qui l’écrit, ou avec la vôtre si vous répondez bien. Elle apparaît dans le fil des gens sans qu’ils vous suivent. Et elle reste : les groupes sont consultés par la recherche interne, une réponse écrite en mars ressort en octobre quand quelqu’un cherche la même chose.

Ajoutez que la moitié des questions qui s’y posent sont des demandes de prestataire, et vous comprenez pourquoi c’est un canal qu’aucun commerce du Var ne devrait ignorer.

La règle que tout le monde viole

Ces groupes détestent la publicité, et ils ont raison : c’est ce qui les tue.

La règle est simple et non négociable. Vous n’y publiez pas de promotion, sauf si le règlement du groupe le prévoit explicitement, souvent un jour précis de la semaine. Vous n’y arrivez pas pour vendre. Vous y répondez.

Quelqu’un demande un plombier disponible cette semaine : vous répondez, poliment, en donnant une information utile même si le chantier ne vous intéresse pas. Quelqu’un se demande s’il faut un permis pour son abri de jardin : vous savez, vous dites. Vous ne concluez pas par « contactez-moi en privé », votre nom est déjà sur votre profil.

Le point à retenir : dans un groupe local, on ne vend pas, on se rend utile. Le client vient ensuite tout seul, parce qu’il a lu trois de vos réponses et qu’il a retenu votre nom. C’est lent, c’est gratuit, et ça produit des clients de meilleure qualité que n’importe quelle publicité.

Le compte avec lequel vous répondez

Point technique qui compte : dans la plupart des groupes, vous répondez avec votre compte personnel, pas avec la page de l’entreprise, qui est souvent bloquée par les administrateurs.

Cela veut dire que votre profil personnel devient un support professionnel. Vérifiez donc trois choses : que votre métier et votre commune figurent dans votre profil, que votre photo est nette et récente, et que ce qui est public sur votre mur ne vous dessert pas. Les gens vont cliquer sur votre nom, systématiquement, avant de vous faire confiance.

Ce n’est pas de la surveillance, c’est le même réflexe que de regarder la camionnette d’un artisan avant de lui ouvrir sa porte.

Comment s’y prendre sans y passer ses journées

Rejoignez trois groupes, pas quinze. Celui de votre commune, celui de la commune voisine où vous intervenez, et un groupe thématique lié à votre métier s’il existe.

Activez les notifications, ou passez-y dix minutes le matin en buvant votre café.

Répondez à ce que vous savez, laissez le reste. Trois réponses par semaine suffisent à exister, et une réponse précise vaut dix commentaires en deux lignes.

Lisez le règlement du groupe avant votre première publication. Chaque groupe a le sien, et l’exclusion pour publicité est définitive dans la plupart des cas.

Le prolongement que presque personne ne fait

Quand une recommandation tombe dans un groupe, il se passe quelque chose de très concret dans les minutes qui suivent : celui qui l’a lue tape votre nom dans Google.

C’est là que tout se joue, et c’est là que beaucoup perdent le bénéfice du travail. Si votre nom ne donne rien, ou donne une fiche sans photo, sans horaires et sans avis, la recommandation s’éteint. Si votre nom donne une fiche vivante et un site qui répond, le client vous appelle.

Autrement dit, le groupe crée l’intention, votre présence en ligne la transforme. Les deux ne se remplacent pas, ils se tiennent. C’est la raison pour laquelle nous ne conseillons jamais de travailler les groupes locaux sans avoir d’abord réglé la fiche d’établissement, ce qui relève du travail de référencement local, et qui prend une demi-heure.

Un réflexe utile, aussi : quand quelqu’un vous recommande dans un groupe, remerciez-le publiquement, en une ligne. Ça se voit, ça donne envie de recommencer, et ça vous coûte dix secondes.

Ce que ça vous apprend, en plus

Passez un mois à lire un groupe de votre commune et vous saurez, sans étude de marché, ce que les gens cherchent, ce dont ils se plaignent, quel confrère est recommandé et pour quelle raison, et quels mots ils emploient pour parler de votre métier.

Ces mots-là sont précieux. Ce sont ceux qu’ils tapent aussi dans Google, et ils devraient se retrouver sur votre site, écrits comme ils les disent, pas comme vous les diriez entre professionnels.

Cette matière brute est le meilleur point de départ d’un travail de communication sérieux, et c’est souvent par elle que nous commençons un accompagnement d’agence de communication dans le Var. Le canal ne coûte rien, il demande seulement d’y être en habitant plutôt qu’en annonceur.

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