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En pleine saison, votre site travaille pendant que vous servez

En pleine saison, votre site travaille pendant que vous servez
En juillet vous n'avez pas une minute, et c'est précisément le mois où votre site décide seul du sort de vos clients.

« On en reparle en septembre. » Je l’entends chaque année à partir du 10 juillet, et je la comprends parfaitement : quand la salle est pleine et qu’il manque un extra, personne n’a envie de parler d’un site internet.

Sauf que juillet et août sont exactement les mois où votre site travaille le plus, et le seul moment de l’année où vous n’êtes pas là pour rattraper ce qu’il fait mal. Un client qui hésite à 19h20 ne vous appelle pas pour vérifier : il regarde son téléphone, il décide, et vous ne saurez jamais qu’il a existé.

Il n’y a pas grand-chose à faire. Il y a quatre choses à vérifier, et elles prennent un quart d’heure.

Vos horaires réels, pas vos horaires théoriques

C’est le premier point, et c’est celui qui coûte le plus cher.

Si vous fermez le lundi en juillet alors que la fiche Google dit ouvert, vous récoltez un client mécontent devant une porte fermée, et parfois un avis à une étoile. Si vous avez ouvert le dimanche soir cette saison mais que la fiche dit le contraire, vous ne récoltez rien du tout, et ça ne se voit nulle part.

Le second cas est le plus fréquent, et c’est celui dont personne ne parle, parce qu’une occasion manquée ne laisse pas de trace. Prenez trente secondes pour vérifier vos horaires d’été, et pensez aux horaires exceptionnels du 14 juillet et du 15 août.

L’itinéraire, pas l’adresse

Une adresse est une information. Un itinéraire est un service.

Sur la corniche, dans les petites rues de Saint-Raphaël, dans une zone d’activité de Puget, le client ne cherche pas votre rue : il veut que son téléphone l’y emmène. Vérifiez que le point sur la carte tombe au bon endroit, ce qui n’est pas toujours le cas, et surtout dites où on se gare. Le stationnement est la première raison d’abandon en bord de mer au mois d’août, avant même le prix.

Une phrase suffit : « parking gratuit à cinquante mètres, entrée par la rue du Port ». Elle vaut mieux qu’une page entière sur votre philosophie de cuisine.

Le bouton qui déclenche l’action, en un geste

Selon votre métier, c’est le téléphone, la réservation, ou le formulaire.

Ce qui compte, c’est qu’il soit visible sans faire défiler la page, sur un écran de téléphone tenu à une main, par quelqu’un qui marche. Pas dans le menu, pas en bas de page, pas derrière un onglet « nous contacter ». En haut, gros, cliquable.

Et il doit fonctionner. Un numéro qui n’est pas cliquable oblige à le recopier, et une partie des gens ne le fait pas. Un formulaire qui n’envoie rien, ça arrive plus souvent qu’on ne le croit, et ça ne prévient jamais.

Le point à retenir : en saison, votre site ne vend pas votre cuisine ni votre savoir-faire. Il répond à quatre questions, ouvert ou pas, où, comment on vient, comment on réserve. S’il répond mal, le reste ne sert à rien.

La carte, les tarifs, ce que vous avez changé en juin

Une carte de l’an dernier en ligne, c’est une promesse que vous ne tenez plus. Le client arrive avec un plat en tête, il ne le trouve pas, et l’expérience commence par une déception que vous n’avez pas méritée.

Le pire cas est le fichier PDF qui met huit secondes à s’ouvrir sur un téléphone et qu’il faut agrandir avec deux doigts pour lire. Une carte en texte, dans la page, se lit tout de suite. Ce n’est pas un raffinement de technicien : c’est la différence entre une carte lue et une carte abandonnée.

Ce qui peut attendre septembre, vraiment

Puisque je vous demande un quart d’heure, autant vous dire ce que je ne vous demande pas.

La refonte, l’identité, la nouvelle page de présentation, le blog, la vidéo : tout ça attend. Ce sont des chantiers de saison creuse, ils se décident au calme, et les lancer en juillet est le meilleur moyen de les bâcler.

Ce qui ne peut pas attendre, c’est ce qui casse une réservation ce soir. Et c’est toujours une petite chose bête.

Le test qui prend deux minutes

Sortez de votre wifi, passez en 4G, et cherchez votre établissement comme le ferait un vacancier : votre métier plus le nom de la commune. Pas votre nom d’enseigne, vous êtes déjà premier dessus et ça ne prouve rien.

Regardez ce qui s’affiche. Vos horaires sont-ils justes ? La photo en tête est-elle de cette année ? Combien de gestes faut-il pour appeler ? Et si vous avez trente secondes de plus, faites-le faire par quelqu’un de votre famille qui ne travaille pas avec vous. Vous verrez son pouce hésiter là où vous n’hésitez jamais.

Si le test se passe mal et que vous n’avez pas le temps, notez-le sur un papier et rangez-le dans le tiroir de la caisse pour septembre. Un site qui répond bien à ces quatre questions, c’est déjà l’essentiel de ce que fait un site vitrine pour un commerce ou un restaurant. Le reste, on en parlera quand la terrasse sera vide, et vous verrez qu’on a beaucoup moins d’idées à vous vendre que vous ne le craignez.

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