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L’événement Facebook, l’outil gratuit que les commerçants varois sous-utilisent

L'événement Facebook, l'outil gratuit que les commerçants varois sous-utilisent
Une publication annonce. Un événement rappelle, invite et se partage. Pour une soirée ou des portes ouvertes, ce n'est pas comparable.

Nous voilà fin octobre, c’est-à-dire le moment où se décident les soirées de fin d’année, les portes ouvertes, les marchés de Noël, les dégustations et les ventes privées. Et chaque année, la même scène : l’annonce est faite dans une publication, qui touche cent cinquante personnes un mardi après-midi, puis disparaît.

Il existe pour ça un outil distinct, gratuit, et beaucoup plus efficace : l’événement. Il n’est pas nouveau, il n’est pas à la mode, et c’est justement pour ça qu’on l’oublie.

Ce qu’un événement fait qu’une publication ne fait pas

Il rappelle. Les personnes intéressées reçoivent une notification à l’approche de la date. Une publication, elle, est vue une fois et oubliée.

Il se partage avec un effet. Quand quelqu’un indique qu’il participe, ses amis le voient. C’est le seul mécanisme gratuit de la plateforme qui produit encore un vrai effet de propagation locale, parce que les amis d’un habitant de Fréjus habitent souvent Fréjus.

Il donne un compteur. Vous voyez combien de personnes sont intéressées, et donc combien de couverts, de chaises ou de bouteilles prévoir. Ce n’est pas une science exacte, mais c’est infiniment mieux que rien.

Il apparaît dans les recherches d’événements, pour les gens qui cherchent quoi faire ce week-end dans le secteur. C’est un flux de visiteurs que vous ne toucherez jamais autrement.

Il survit. La page de l’événement reste consultable, avec ses photos et son adresse, ce qui sert pour l’édition suivante.

Les six informations à ne pas rater

Le titre doit dire quoi et où, sans jeu de mots. « Portes ouvertes atelier, samedi 6 décembre, Puget-sur-Argens » bat « Venez nous voir ! ».

Le lieu doit être choisi dans la liste proposée, pas tapé à la main, pour que l’itinéraire fonctionne d’un doigt.

L’horaire de fin doit être renseigné. Les gens organisent leur journée, un événement sans fin annoncée fait hésiter.

L’image doit être lisible en petit, sur un téléphone. Deux ou trois mots maximum sur la photo, et le nom de la commune.

Le prix, ou la gratuité, doit être écrit noir sur blanc. L’ambiguïté sur ce point fait perdre plus de monde que n’importe quel tarif.

Et le stationnement. Dans nos communes, en décembre, c’est la question numéro un, avant même le contenu de la soirée.

Le point à retenir : un événement se crée trois semaines avant, pas trois jours. C’est le délai dont la plateforme a besoin pour le montrer plusieurs fois aux mêmes personnes, et celui dont vos clients ont besoin pour le noter.

Le rythme qui fonctionne

Trois semaines avant, création de l’événement, avec toutes les informations complètes du premier coup.

Deux semaines avant, une publication dans l’événement : une photo des préparatifs, une précision, un invité, le menu.

Une semaine avant, une deuxième publication, et le partage dans les groupes de votre commune si leur règlement l’autorise, ce qui est presque toujours le cas pour un événement local et gratuit.

La veille, un rappel simple avec l’heure et le parking.

Le jour même, deux photos pendant, publiées en direct. Ce sont elles qui feront venir les indécis en fin de journée, et elles serviront pour l’année suivante.

Après, une photo de remerciement. Elle coûte une minute et elle prépare la prochaine édition.

Les erreurs qui font retomber un événement

Créer l’événement depuis un compte personnel. Passez toujours par la page de l’entreprise : sinon votre nom apparaît à la place de celui du commerce, et l’événement ne bénéficie de rien.

Modifier la date après coup. Les notifications déjà parties portent l’ancienne date, et une partie du public arrivera le mauvais jour. S’il faut changer, mieux vaut créer un nouvel événement et annoncer clairement le report dans l’ancien.

Inviter tout son carnet d’adresses. Les invitations en masse à des gens qui n’habitent pas le secteur agacent et desservent. Invitez les habitués, laissez le partage faire le reste.

Oublier de répondre aux questions posées sous l’événement. Ce sont les plus qualifiées de toutes : quelqu’un qui demande s’il peut venir avec un chien ou s’il faut réserver est déjà à moitié décidé. Un silence à cet endroit-là coûte plus cher qu’ailleurs.

Ne rien faire du fichier. Les personnes intéressées constituent une liste de gens réceptifs, dans votre commune. Vous pouvez les réinviter à la prochaine édition en deux clics, et beaucoup ne le font jamais.

Ne mettez pas tout au même endroit

Un événement en ligne ne remplace pas le reste, et c’est l’erreur qu’on voit chez ceux qui découvrent l’outil.

Votre affiche en vitrine touche les passants, qui sont vos meilleurs clients. Votre flyer sur le comptoir touche ceux qui viennent déjà. Un mot dans votre message de fin de commande touche ceux qui vous ont acheté quelque chose. Le panneau à l’entrée de la zone touche les gens qui passent en voiture.

Et tout cela doit dire la même chose : mêmes dates, mêmes couleurs, même titre. Un client qui voit l’affiche puis l’événement doit reconnaître le même objet en une seconde, sinon vous payez deux fois pour la moitié de l’effet.

C’est le moment de le préparer, d’ailleurs. Les délais d’impression de fin d’année se tendent à partir de la mi-novembre, et un support commandé trop tard est un support qui arrive après la soirée. Si vous avez besoin d’affiches, de flyers ou d’une vitrophanie pour accompagner l’événement, notre atelier impression travaille sur ces délais-là toute l’année, et il vaut mieux s’y prendre maintenant qu’en décembre.

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