En dix-huit ans d’agence, j’ai vu des dizaines de chefs d’entreprise hocher poliment la tête devant un prestataire, puis m’avouer ensuite : « Je n’ai rien compris, mais je n’osais pas le dire. » Ce n’est pas à vous d’apprendre notre langue. C’est à nous de parler la vôtre.
Voici donc le lexique que je donne à mes clients. Gardez-le : il vous servira à comprendre n’importe quel devis, et à repérer ceux qui se cachent derrière les mots.
Le nom de domaine : votre plaque d’immatriculation
Le nom de domaine, c’est votre adresse sur internet : ambra.fr, votre-entreprise.fr. Vous le louez à l’année, pour quelques euros. Une seule règle qui compte : il doit être à VOTRE nom, pas à celui de votre prestataire. J’ai vu des entreprises prises en otage par une agence qui détenait leur domaine. Vérifiez, c’est deux minutes.
L’hébergement : le garage de votre site
Votre site est fait de fichiers, et ces fichiers doivent bien vivre quelque part : sur un serveur, une machine allumée jour et nuit. L’hébergement, c’est la location de cette place de garage. Un bon hébergement est rapide et surveillé ; un mauvais rend votre site lent, et un site lent fait fuir tout le monde, Google compris.
Le site vitrine, le e-commerce et le sur-mesure
Le site vitrine présente votre activité et donne envie de vous contacter : c’est la base pour un artisan ou une PME. Le site e-commerce vend en ligne, avec panier et paiement. Le sur-mesure fait ce que les deux autres ne savent pas faire : réservation, espace client, outils internes. On choisit selon votre métier, pas selon la mode.
Le SEO, ou référencement naturel
Le SEO, c’est l’art d’apparaître dans les résultats de Google quand un client cherche votre métier, sans payer chaque clic. Ça se construit avec de bonnes pages, un site sain et de la régularité. C’est lent à monter et solide une fois monté, comme une réputation.
Le SEA, le SMO et le SMM : les cousins du SEO
Ces sigles font peur, mais la famille est simple. Le SEA, c’est la publicité sur Google : vous payez pour apparaître tout en haut, immédiatement, et ça s’arrête quand vous arrêtez de payer. Le SMO et le SMM, c’est votre présence et votre publicité sur les réseaux sociaux. En résumé : le SEO construit, le SEA accélère, les réseaux entretiennent le lien. Une bonne stratégie web dose les trois selon votre budget et vos urgences, elle n’oppose jamais l’un à l’autre.
La fiche Google : votre vitrine sur la carte
C’est l’encadré avec les étoiles, les photos et l’itinéraire quand on cherche votre entreprise. Elle est gratuite, elle capte une énorme part des clics locaux, et elle est pourtant à l’abandon chez la moitié des commerces. Avis récents, photos vraies, horaires exacts : c’est artisanal et ça rapporte.
Le responsive : votre site sur un téléphone
Plus d’un visiteur sur deux vous découvre depuis son téléphone. Un site responsive s’adapte à l’écran : lisible, cliquable, sans zoomer. Ce n’est plus une option depuis des années ; si votre site ne l’est pas, c’est le signe qu’une refonte se discute.
La refonte : déménager sans perdre son courrier
Refondre, c’est refaire le site en gardant ce qui a de la valeur : son contenu utile et surtout sa réputation auprès de Google. Le point technique qui change tout s’appelle la redirection : chaque ancienne page guide vers sa remplaçante. Bien fait, on ne perd rien ; bâclé, on repart de zéro. J’ai détaillé la méthode complète dans un article dédié.
Le maillage interne : les couloirs de votre site
Ce sont les liens entre vos propres pages. Ils guident le visiteur vers le devis et aident Google à comprendre ce qui compte chez vous. Un site sans maillage, c’est un magasin où chaque rayon serait fermé à clé.
Le GEO : être recommandé par les intelligences artificielles
Le petit dernier. Vos clients posent de plus en plus leurs questions à ChatGPT ou aux réponses automatiques de Google : « quelle agence près de chez moi », « quel artisan pour ma toiture ». Le GEO consiste à structurer votre présence en ligne pour que ces moteurs vous comprennent et vous citent. C’est le référencement de demain, et il se prépare aujourd’hui.
Le mot de la fin
Un bon prestataire doit pouvoir vous expliquer chaque ligne de son devis avec les mots de cet article. S’il n’y arrive pas, ce n’est pas vous le problème.
Et si vous voulez tester la promesse : demandez-nous un devis. Chez Ambra, il arrive sous 48 heures, ligne par ligne, en français. Sans jargon, ou alors traduit dans la foulée.
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