Le cahier des charges de votre site internet
Un cahier des charges de site internet décrit ce que le site doit faire, pour qui, avec quel budget et pour quand. Il sert à obtenir des devis comparables et à éviter les malentendus en cours de projet. Huit blocs suffisent, et ils tiennent sur trois pages.
Ce que ce document vous fait gagner
Écrire son cahier des charges prend deux heures. Voici ce que ces deux heures évitent.
Des devis comparables
Sans document commun, chaque agence chiffre autre chose. Vous comparez des poires et des pommes, et le moins cher gagne pour de mauvaises raisons.
Trois semaines gagnées
La plupart des allers-retours en cours de projet portent sur des points qui n'avaient jamais été écrits. Une fois écrits, ils ne reviennent plus.
Vous restez propriétaire
Le seul endroit où poser noir sur blanc à qui appartiennent le domaine, le code et les accès. C'est ce qui bloque le plus de refontes, des années plus tard.
Les huit blocs, dans l'ordre
Chacun tient en quelques lignes. Ce qui compte n’est pas la longueur, c’est qu’aucun ne reste vide.
Qui vous êtes, et ce que vous vendez vraiment
Trois phrases suffisent : votre activité, depuis quand, et ce qui vous distingue du concurrent d’à côté. C’est ce qui permet au prestataire d’écrire des textes qui vous ressemblent, au lieu de textes interchangeables.
Exemple. « Menuisier à Puget depuis 2011, trois compagnons, spécialité escaliers sur mesure en chêne. »
L’erreur fréquente. Écrire « entreprise dynamique et à l’écoute ». Cette phrase pourrait désigner n’importe qui.
Pourquoi vous faites ce site maintenant
Le déclencheur réel : un site absent, un site qui ne ramène rien, un concurrent qui vous dépasse, une activité nouvelle. Le prestataire ne propose pas la même chose selon le déclencheur.
Exemple. « On reçoit deux demandes par mois par le bouche-à-oreille, et zéro par internet. »
L’erreur fréquente. Dire « refaire le site » sans dire pourquoi. Vous obtiendrez un site plus joli et aussi peu efficace.
À qui il s'adresse
Qui doit vous appeler après avoir vu le site. Particulier ou professionnel, quel âge, quelle zone, et surtout dans quelle situation il vous cherche. Un site pensé pour tout le monde ne parle à personne.
Exemple. « Des propriétaires de 40 à 65 ans, entre Fréjus et Sainte-Maxime, qui rénovent et comparent deux ou trois devis. »
L’erreur fréquente. Répondre « tout le monde ». C’est la réponse qui coûte le plus cher, parce qu’elle ne guide aucun choix.
Ce que le visiteur doit pouvoir faire
La liste des actions, classées par importance : appeler, demander un devis, réserver, acheter, télécharger un catalogue, prendre rendez-vous. C’est cette liste qui détermine le budget, pas le nombre de pages.
Exemple. « Appeler en un geste depuis le téléphone, demander un devis avec photo du chantier, voir les réalisations par type de travaux. »
L’erreur fréquente. Mélanger l’essentiel et le confort. Si tout est prioritaire, le prestataire arbitre à votre place.
Les pages, et seulement celles qui servent
Une arborescence tient sur une feuille. Listez les pages et, en face de chacune, à quoi elle sert. Une page qui ne sert à rien coûte à produire, à remplir et à maintenir.
Exemple. « Accueil, trois pages de prestations, réalisations, à propos, contact. Pas de blog au lancement. »
L’erreur fréquente. Recopier l’arborescence d’un concurrent. Vous héritez de ses compromis sans connaître ses raisons.
Le style, et surtout ce que vous ne voulez pas
Deux ou trois sites que vous aimez, deux ou trois que vous détestez, en disant pourquoi à chaque fois. Les refus sont plus utiles que les envies : ils éliminent des directions entières en une phrase.
Exemple. « J’aime les photos plein écran. Je ne veux pas de fond noir ni d’animation au défilement. »
L’erreur fréquente. Ne donner que des exemples aimés. Le prestataire devine vos goûts, il ne devine pas vos rejets.
Le technique, et la question de la propriété
Nom de domaine, hébergement, contenus existants, et la question que presque personne ne pose : à qui appartiennent le domaine, le code et les accès à la fin du projet. Écrivez la réponse que vous voulez.
Exemple. « Le nom de domaine reste à mon nom. Je veux les accès administrateur et pouvoir partir sans rien perdre. »
L’erreur fréquente. Laisser le prestataire déposer le domaine sur son compte. C’est la situation qui bloque le plus de refontes.
Budget et calendrier
Une fourchette et une date. Annoncer un budget ne fait pas monter les prix : cela fait descendre les propositions hors sujet, et vous fait gagner trois semaines de rendez-vous inutiles.
Exemple. « Entre 2 000 et 3 500 euros, en ligne avant la saison, donc fin mai au plus tard. »
L’erreur fréquente. Écrire « budget à discuter ». Vous recevrez des devis incomparables, de 900 à 9 000 euros.
Cinq formulations qui coûtent cher
Ce sont les phrases qu’on lit le plus souvent, et ce par quoi les remplacer.
| Le piège | Ce qui est souvent écrit | Ce qu’il vaut mieux écrire |
|---|---|---|
| Décrire la solution au lieu du problème | « Il me faut un carrousel sur l’accueil » | « Je veux montrer six réalisations sans que la page devienne interminable » |
| Confondre ce qui plaît et ce qui convertit | Une page d’accueil qui raconte l’histoire de l’entreprise | Une page d’accueil qui répond à « vous faites quoi, pour qui, et comment je vous joins » |
| Oublier qui remplit le site | Le cahier des charges s’arrête à la mise en ligne | Il précise qui écrit les textes, qui fournit les photos, et à quelle date |
| Taire le budget | « Budget à discuter » | Une fourchette, même large, et ce qui peut sauter si on dépasse |
| Ne pas nommer le responsable | Trois personnes valident, aucune ne décide | Une personne qui tranche, nommée dans le document |
Annoncer son budget ne fait pas monter les prix
C’est la crainte la plus répandue, et elle coûte cher. Un prestataire sérieux ne gonfle pas son devis parce que vous avez annoncé une enveloppe : il ajuste le périmètre pour rentrer dedans, ou il vous dit franchement que ce n’est pas tenable. Dans les deux cas, vous avancez.
Sans fourchette, vous recevez des propositions de 900 à 9 000 euros que rien ne permet de comparer, et vous passez trois rendez-vous à redire la même chose. Si vous cherchez des repères, nos prix sont publics : un site vitrine démarre à 990 euros, un e-commerce à 2 500 euros, un site sur-mesure à 4 000 euros. Le détail de nos formules est en ligne.
Une fourchette, même large, vaut mieux que rien
Dites ce qui peut sauter si le budget est dépassé
Précisez si l’hébergement et la maintenance sont compris
Recevez le document, avec les huit blocs déjà en place
Laissez votre adresse : le document Word part immédiatement par courriel, et le lien de téléchargement s’affiche tout de suite. Huit blocs à remplir, modifiables librement. Si vous voulez qu’on le relise avec vous au téléphone, il suffit de répondre au courriel.
Ce qu'on nous demande sur le cahier des charges
Un cahier des charges, c'est obligatoire pour refaire un site ?
Non. Mais sans lui, vous comparez des devis qui ne parlent pas de la même chose, et vous découvrez en cours de route des points qui n’avaient pas été abordés. Deux heures d’écriture évitent en général plusieurs semaines d’allers-retours.
Quelle longueur doit faire le document ?
Deux à quatre pages suffisent pour un site vitrine. Au-delà de dix, le document devient un contrat que personne ne relit. Ce qui compte, c’est qu’aucun des huit blocs ne reste vide, pas le nombre de signes.
Faut-il y mettre un budget ?
Oui, une fourchette. C’est contre-intuitif, mais un budget annoncé ne fait pas monter les prix : il élimine les propositions hors sujet. Sans fourchette, vous recevez des devis de 900 à 9 000 euros que rien ne permet de comparer. Nos propres prix sont publics, vous pouvez vous en servir de repères.
Et si je ne sais pas ce que je veux techniquement ?
C’est normal, et ce n’est pas votre métier. Le cahier des charges décrit des besoins, pas des solutions. Écrivez « je veux que mes clients réservent en ligne », pas « il me faut tel module ».
Qui doit écrire le cahier des charges ?
Vous, ou quelqu’un de votre entreprise qui connaît les clients. Un cahier des charges rédigé par le prestataire qui va répondre dessus n’a plus aucune valeur de comparaison.
Combien coûte un site une fois le cahier des charges écrit ?
Chez nous, un site vitrine démarre à 990 euros, un site e-commerce à 2 500 euros et un site sur-mesure à 4 000 euros, avec un paiement possible en douze mensualités. Le détail figure sur notre page tarifs.
Une fois le cahier des charges écrit
Les pages qui répondent aux questions que la trame fait remonter.