Le neveu s’y connaît en informatique. Le copain a « fait un site pour son cousin, ça a super bien marché ». Le stagiaire du fils a appris WordPress en cours. Vous les avez tous croisés, ces bonnes volontés, et l’idée est tentante : un site pour zéro euro, ou une caisse de rosé et un bon repas. Sur le papier, l’affaire du siècle. Puis six mois passent, et le site que vous vouliez modifier avant la saison est toujours en plan, parce que l’ami a changé de boulot, de région, ou juste d’envie.
On ne va pas vous faire le coup du « surtout ne faites jamais confiance à un proche ». Ce serait malhonnête, et franchement pas notre style. Certains sites d’amis tournent très bien. Mais avant de dire oui à la solution gratuite, ça vaut le coup de poser le vrai calcul sur la table. Pas celui de la facture. Celui de ce que ça vous coûte pour de bon, en temps, en clients et en nuits blanches.
Le prix affiché n’est jamais le prix réel
Un site, ce n’est pas un objet qu’on livre une fois et qu’on oublie. C’est un outil vivant, qui doit évoluer avec votre activité. Vous ouvrez le samedi matin cet été ? Il faut le dire sur le site. Vous lancez une nouvelle prestation ? Une nouvelle page. Un client vous laisse un avis dithyrambique ? On le met en avant. Chacune de ces petites choses suppose que quelqu’un soit disponible, réactif, et toujours là dans deux ans.
C’est là que le gratuit montre son vrai visage. Votre ami vous rend service, donc il passe après son travail, ses vacances, sa vie de famille. Normal. Sauf que votre demande de modif urgente avant un salon à Fréjus, elle, n’attend pas. On a vu des dirigeants patienter trois semaines pour changer un numéro de téléphone sur leur propre site. Trois semaines pendant lesquelles des clients appelaient dans le vide.
Le calcul honnête, ce n’est donc pas « zéro euro contre quelques milliers d’euros ». C’est « zéro euro plus une dépendance totale à la disponibilité d’un proche » contre « un budget clair et un interlocuteur qui répond ». Vu comme ça, le gratuit devient soudain beaucoup plus cher qu’il n’en a l’air.
Ce qui se passe quand l’ami disparaît
Le scénario revient si souvent qu’on pourrait presque le réciter par cœur. L’ami a créé le site sur son compte à lui, avec son adresse mail, son hébergement, parfois son nom de domaine. Tout est à son nom. Et le jour où il n’est plus joignable, brouille, déménagement, ou simplement lassitude, vous vous retrouvez propriétaire d’un site que vous ne pouvez ni modifier, ni déplacer, ni parfois même récupérer.
On reçoit régulièrement des appels de ce genre à l’agence. Un gérant de Saint-Raphaël qui ne peut plus toucher à son site parce que l’ancien webmaster a coupé les ponts. Une esthéticienne de Draguignan dont le nom de domaine a expiré sans que personne ne prévienne, site envolé du jour au lendemain. À chaque fois, la réparation coûte plus cher, et prend plus de temps, que si tout avait été fait proprement au départ.
Une agence, elle, vous remet les clés. Le domaine à votre nom, les accès dans une enveloppe numérique qui vous appartient, la possibilité de partir voir ailleurs si un jour le courant ne passe plus. C’est peut-être le point le plus important et le moins vendeur : posséder réellement son site. Quand on construit un site pour un client varois, la première règle qu’on s’impose, c’est que tout soit à son nom, pas au nôtre.
Un beau site n’est pas un site qui travaille
L’ami doué vous fera peut-être quelque chose de joli. Le problème, c’est qu’un site n’a pas pour mission d’être joli. Il a pour mission de vous amener des clients. Et entre les deux, il y a un monde de choses invisibles que l’amateur passionné ne connaît tout simplement pas.
Est-ce que le site apparaît sur Google quand un habitant du coin cherche votre métier ? Est-ce qu’il se charge vite sur un téléphone, en 4G, au bord de la route ? Est-ce qu’il est structuré pour rassurer et pousser à l’appel, ou juste pour faire beau sur un écran d’ordinateur ? Est-ce qu’il respecte les règles sur les données personnelles, celles qui peuvent vous valoir des ennuis ? Autant de questions qui ne se voient pas à l’œil nu, et qui font pourtant toute la différence entre une vitrine qui dort et une vitrine qui fait sonner le téléphone.
Le référencement en particulier, personne ne l’improvise. Un site peut être superbe et rester introuvable, parce que rien n’a été pensé pour que Google le comprenne et le remonte. C’est un métier à part entière, et c’est souvent ce qui manque le plus aux sites bâtis entre deux services rendus. Un site invisible, aussi élégant soit-il, ne vous rapporte rien.
La vraie question n’est pas le prix, c’est le risque
Posez-vous la question autrement. Si demain votre site tombe en panne un vendredi soir de juillet, en pleine saison, qui décroche ? Si vous devez ajouter une page pour une offre qui ne dure qu’un mois, combien de temps ça prend ? Si vous voulez comprendre pourquoi vous ne recevez aucune demande, qui vous répond avec des mots clairs plutôt qu’un haussement d’épaules ?
Un ami répondra selon son humeur et son emploi du temps. Une agence répond parce que c’est son travail, et qu’elle est là pour ça sur la durée. Ce n’est pas une question d’amitié ou de compétence, c’est une question d’engagement. Votre outil de travail mérite quelqu’un dont c’est justement le métier de s’en occuper quand ça compte.
Pour un projet perso, un blog ou une association, l’aide d’un proche a toute sa place et l’enjeu reste faible. Mais dès que votre chiffre d’affaires dépend de ce site, le confier à des mains dont ce n’est pas le métier, c’est jouer à pile ou face avec votre visibilité.
Questions fréquentes
Un site fait par une agence, c’est vraiment plus cher qu’un site gratuit ?
À l’instant T, oui, il y a une facture là où l’ami ne demandait rien. Mais comptez les heures perdues à attendre, les modifications jamais faites, le référencement absent, et le risque de tout perdre si votre proche disparaît. Sur deux ou trois ans, le site « gratuit » finit souvent par coûter bien plus cher, en argent comme en occasions manquées.
Et si mon ami a déjà commencé mon site, tout est perdu ?
Pas du tout. On récupère régulièrement des sites démarrés par un proche. Selon l’état, on repart de la base existante ou on reconstruit sur des fondations saines. Le premier réflexe, c’est surtout de remettre les accès et le nom de domaine à votre nom, pour que vous en soyez enfin propriétaire.
Comment je sais si mon site actuel est un vrai problème ou pas ?
Trois signaux ne trompent pas : vous ne recevez aucune demande via le site, vous ne le trouvez pas sur Google en tapant votre métier plus votre ville, et vous ne pouvez pas le modifier vous-même simplement. Si vous cochez au moins deux de ces cases, ça vaut le coup d’en parler à quelqu’un dont c’est le métier.
On regarde votre situation ensemble ?
Il n’y a aucune honte à avoir confié son site à un proche. C’est même souvent la solution la plus naturelle quand on démarre et qu’on compte chaque euro. Le vrai sujet, c’est de savoir où vous en êtes aujourd’hui, et si votre site travaille vraiment pour vous ou s’il dort. Écrivez-nous ou passez nous voir à Fréjus : on regarde votre site ensemble, on vous dit franchement ce qui va, ce qui coince, et ce que ça vaut de bouger. Sans vous alarmer pour rien, et sans dire du mal de personne.
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